Ces robots qui lisent les CV

A présent, des robots sont capables de lire les CV afin d’en extraire automatiquement les informations. Cette extraction automatique permet de gagner un temps considérable par rapport au traitement humain des CV. Les candidats peuvent ensuite être classés par catégories de compétences, par expériences etc. Cette nouvelle tendance doit être prise en compte par le candidat s’il veut être correctement lu par les robots RH. Mais si les gains de temps engendrés par ces derniers sont séduisants, les dérives d’un tel recrutement sont nombreuses.

Robots: de quoi parle-t-on ?

Des logiciels, comme CVreader, destinés aux RH, sont capables de lire automatiquement les CV des candidats. Ils sont capables d’extraire rapidement les coordonnées des candidats, mais aussi des mots-clés sur leurs compétences. L’objectif est ensuite pour le recruteur de constituer des viviers de candidats par lieu, par compétences etc. Un premier tri est ainsi fait, et sa recherche est ensuite facilitée.

Ces logiciels ne sont, en théorie, que des extracteurs d’informations. Si la fatigue du recruteur peuvent le mener à passer à côté de certaines informations, le robot n’est pas infaillible non plus. Une qualité trop basse du CV, une trop grande quantité d’informations ou encore le format peuvent influencer le traitement des données. Word étant par exemple moins lisible que PDF qui reste la valeur sûre pour envoyer son CV.

Candidats : tenez compte de ces changements

Les candidats ne doivent donc pas ignorer ces nouvelles tendances. Ils doivent gagner encore un peu plus en clarté. Il faut donc préférer les modèles de CV disponibles sur internet, exposer quelques informations brèves mais claires, et soumettre sa candidature en PDF aussi souvent que possible. Le candidat doit donc aussi insister sur les mots-clés qui seront probablement mis en avant. Les mots-clés de l’annonce, ou de la culture de l’entreprise seront probablement pris en compte par la configuration des robots.

Recruteurs : méfiez-vous

Plusieurs raisons poussent à rester prudent sur l’utilisation de tels robots pour traiter les CV. La première est le vice vers lequel elle pousse tout candidat qui en prendra conscience. Les CV sont voués à devenir des fiches destinées à des ordinateurs. Alors qu’il contenait jusqu’alors une part de liberté, une marge de manœuvre qui permettait au candidat de faire s’y refléter sa personnalité, il risque de devenir une suite de mots-clés et une liste impersonnelle.

Pour peu que le candidat soit au courant ou prenne conscience des entreprises qui utilisent ces procédés, la marque employeur de celles-ci en prendrait un coup. Les candidats apprécient déjà assez peu les réponses automatiques et les processus déshumanisés. Un tel robot n’aurait rien pour leur plaire.

Mais le risque est aussi gros pour le recruteur de manière plus directe encore. La configuration qu’il fera du logiciel, en choisissant les mots-clés à retenir, sera systématiquement respectée. Mais que fait-on des profils atypiques qui tentent leur chance avec un CV original ou un parcours en reconversion ? Ils seront tout simplement ignorés par les robots, et n’auront plus aucun moyen d’aller plus loin. La conséquence est double pour l’entreprise. D’abord elle va recruter des clones, toujours issus des mêmes écoles, possédant les mêmes compétences techniques, voire les mêmes des soft skills. Ce clonage n’a rien de bon pour la productivité et l’innovation. Mais ensuite et surtout, elle passera inévitablement à côté des meilleurs profils. Les candidats qui sortent vraiment du lot sont rarement ceux qui correspondent aux critères établis à la base, les compétences techniques mises à part. La configuration de tels robots risque fort d’ignorer les candidats surqualifiés ou les parcours atypiques mais pertinents…

Préférez les services aux logiciels

Que le recrutement soit chronophage, coûteux et complexe, c’est un fait. Mais pour y remédier, il faut préférer recourir à des services qu’à des logiciels. Les solutions logicielles pour aider le recrutement ont deux défauts. Elles ne sont pas toujours bien utilisées et certaines fonctionnalités ne sont tout simplement pas utilisées du tout. De plus, leur seule réponse au problème est technologique. Ce qui, en matière de recrutement au moins, ne peut suffire. Les candidats n’adhèrent pas, et les recruteurs y perdent beaucoup en qualité. Pourtant, le problème actuel du recrutement est un trop faible rapport qualité/quantité. Ça n’est pas un extracteur de CV qui améliorera ce ratio.

C’est pourquoi les solutions sous forme de logiciel et de robots vendus aux services RH sont rarement suffisantes. Préférez un service comme Yaggo.co qui permet un traitement rapide (le tri des CV, la réponse aux candidats et leur fidélisation étant externalisés, l’entreprise ne s’en soucie pas), mais humain. Un tel service ne passera pas à côté de bons profils, même s’ils ne rentrent pas dans les clous prévus par la configuration du recruteur. Il évitera aussi au candidat la frustration d’avoir été écarté par une machine sans avoir pu tenter sa chance.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *